Bon plan : une navette solaire testée sur Rouen reliant les deux rives

Etudiants, curieux ou tout simplement résidents, un nouveau moyen de transport est fait pour vous ! Le vendredi 12 Juillet, la Métropole de Rouen a inauguré sa navette fluviale qui relie la rive droite à la rive gauche, entre les ponts Guillaume et Flaubert. La Radio HDR s’est jetée à l’eau et a navigué en eaux troubles pour vous.

Nouvelle alternative, qui plus est écologique pour les Rouennais ! La Métropole Rouen Normandie, avec le soutien du Grand port maritime de Rouen et d’Engie vont expérimenter dès cet Été une navette fluviale à énergie électro-solaire qui permettra d’offrir un nouveau franchissement doux et agréable du fleuve.

              

                                 Le tableau de bord de la navette électro-solaire.

Embarquez à bord ! A l’intérieur, c’est si calme, on entend que la douce bise qui vient se frotter légèrement au bateau. Mais pas le moindre bruit de moteur à l’horizon. L’usager peut se permettre de prendre l’air à l’extérieur, faire quelques clichés et même se rapprocher du pilote afin de voir au plus près comment se pilote cet engin. Concernant le temps, la traversée entre les deux rives dure environ 10 minutes. Bien mieux que de prendre sa voiture et de se perdre dans les nombreux détours et embouteillages, non ?

Techniquement parlant, cette navette fonctionne à l’énergie électro-solaire. A son bord, une capacité de 60 places assises, les vélos sont même autorisés à son bord. Ce doux franchissement sera testé pendant 4 mois, il sera entièrement gratuit pour les usagers. La navette circulera en continu entre 7h30 et 9h30; 11h30 et 14h30 et de 16h30 jusqu’à 19h en semaine. Durant les week-ends, elle assurera la traversée en continu de 10h à 18h.

« J’ai toujours été convaincu de la nécessité d’un septième franchissement de la Seine en centre-ville. Nous avons voulu comparer cette solution avec le projet de passerelle en dur qui prévalait au départ mais c’est un projet pour lequel les études n’ont pas été achevées », commente Frédéric Sanchez, le président de la Métropole, qui finance le test à hauteur de 150.000 euros.

« Dans ce dossier, je tiens à souligner le rôle prépondérant qu’ont tenu mes deux directeurs, Pierre-Marie Hébert et Eric Eskinazi, et la formidable coopération de toute la communauté portuaire » s’enthousiasme le président de l’UPR qui a choisi d’exploiter le bateau, avec à son bord deux commandants et deux matelots prêts à intervenir en cas de problème technique.

Si le test rencontre un succès, l’union portuaire envisagerait de faire l’acquisition de la navette.

Le côté écologique de la navette et le fait qu’elle soit facile d’accès jouent en sa faveur.

« C’est un bateau électro-solaire, indique François Guisan, propriétaire de la navette. Il est conçu pour avoir de bonnes prestation de navigation avec très peu d’énergie. Il fonctionne en autonomie grâce aux 50m² de panneaux solaires sur le toit. On est donc sur de la navigation à petite vitesse, sans nuisance et sans bruit ». Et effectivement, la navette est quasiment silencieuse. Sous le moteur, il faut compter entre 9 et 11h d’autonomie.

La traversée en elle-même est agréable et profitable. Cependant, la manœuvre d’accostage demande encore quelques légers ajustements. Le capitaine de la navette admet que « tout s’est mis en place très rapidement, il faut encore des automatismes avec le personnel à bord », ce qui explique les petits malentendus entre les membres de l’équipage, notamment au moment d’amarrer puis de stabiliser le bateau; Le capitaine a d’ailleurs suivi une formation spéciale afin de manier au mieux la bête navale. Pas de quoi déstabiliser les journalistes présents à bord, qui ont profité du service avant tout le monde. Tous on reconnu le charme de la courte balade, avec même une « impression d’être en vacances », comme l’a souligné une passagère.

Ce test bénéficie du soutien de Haropa-Port de Rouen, de Transdev, responsable du réseau de transports publics dans l’agglomération, et d’Engie pour gérer l’aspect des énergies renouvelables.

Si vous aussi êtes tentés pour respirer l’air (le vrai) marin, ou si tout simplement vous êtes curieux à l’idée de découvrir un nouveau moyen de transport… Embarquez, moussaillons ! La navette n’attend plus que vous pour larguer les amarres

Chad AKOUM

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