Jardins partagés : à la rencontre de ces citoyens, jardiniers en herbe

Le jeudi 12 juillet, la radio HDR s’est mise au vert et a donné la parole à Jean-Pierre, Rachelle et MarieClaude, des citoyens engagés. Ils nous ont accueillis sur leurs terres, les « jardins partagés ». Focus sur un concept misé sur l’entraide et la rencontre.

Il fait beau, il fait chaud, sortons prendre un grand bol d’air frais pour accompagner ces gazouillis d’oiseaux. Qui mieux que des citoyens souriants, du centre social Pernet, pour nous accueillir et nous inciter au jardinage ? Bienvenue dans les jardins partagés ou familiaux du quartier de la Lombardie. Mais qu’est-ce donc ? Espaces collectifs et conçus et entretenus par des associations d’habitants d’un quartier, les espaces de jardinage urbain, appelés également jardins partagés, contribuent, au travers de la pratique du jardinage et de la convivialité, à tisser de nouvelles formes de solidarité : mixité sociale, rencontre entre générations, ouverture aux handicaps, liens culturels… Basés sur le respect de
l’environnement, ils mettent en oeuvre au quotidien les principes de développement durable et participent activement à l’embellissement du cadre de vie.

Plus globalement, Rouen compte trois jardins familiaux : de la Lombardie, des Hallettes et de Repainville. Situés en périphérie de la ville, ils ont conservé leur vocation première : la production de légumes pour la consommation domestique. Mais ils s’ouvrent de plus en plus à d’autres dimensions, comme l’éducation à l’environnement. Ces jardins familiaux permettent de manger des fruits et des légumes de saison tout en favorisant la biodiversité par la culture de variétés maraîchères anciennes et locales.

De la menthe, des tomates, des fraises, framboises et autres fruits rouges, voilà ce que l’on peut retrouver aux jardins partagés. Amateurs de confitures ou autres desserts, vous êtes prévenus !

Jean-Pierre, Rachelle et Marie-Claude, trois citoyens faisant partie du centre social Pernet, ont le point commun d’être friands de jardinage. « Il est important de préserver ces espaces verts pour les générations futures. C’est crucial aussi de pouvoir manger des fruits et légumes frais. Aujourd’hui dans nos assiettes, on a vraiment de tout et n’importe quoi », constate d’un ton amer Jean-Pierre.

Pour Marie-Claude, le concept de jardins partagés est idéal pour rencontrer d’autres citoyens et tisser des lieux sociaux. « Souvent l’été, les personnes âgées comme moi, on ne sait pas trop vraiment quoi faire. C’est donc un plaisir que de venir ici m’occuper en plantant toutes sortes de fruits et légumes. Il devrait y avoir plus de jardins partagés dans la ville, en plus d’agir pour la bonne cause, les amateurs de jardinage pourront se rencontrer et échanger entre eux ».

Si vous doutez de vos capacités de jardinage, pas de panique ! Un jardin partagé est ouvert et conçu à tous, nul besoin de savoir jardiner pour en faire partie. Le jardinage s’apprend par l’échange avec des jardiniers peu expérimentés, cela permet de tisser des liens forts. Les associations y cultivent le respect des vivants en prohibant l’usage des pesticides et en encourageant les pouces verts à à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts entre autres. Ainsi, les jardins partagés sont en quelque sorte de petites oasis de verdure situées au plus près de l’habitat, où l’on peut se rendre facilement à pied depuis son domicile. Ils constituent des équipements de quartier qui profitent au plus grand nombre et pas seulement à ceux qui y jardinent.

De fait, chacun peut devenir membre d’un jardin partagé simplement pour le plaisir de s’y promener et d’y flâner à loisir, ou pour participer à un projet de quartier.

N’importe quel citoyen peut venir récolter les produits finis, n’importe qui peut planter. Cependant, il faut tout de même bien-sûr demander l’autorisation aux bénévoles présents sur place avant de garnir son panier. Rachelle rappelle que  « les jardins partagés sont ouverts toutes les après-midis, sous l’oeil d’un ou deux bénévoles. Si quelqu’un a besoin de fruits, de légumes frais, il est le bienvenue pour se servir dans nos jardins ».

Si vous aussi êtes intéressées pour cultiver vos propres produits, la parcelle de terre vous coûtera 10 euros par an. Jardiniers en herbe, ou pas, si vous voulez simplement prendre un bol d’air frais, vous avez le pouvoir de décider du  contenu des assiettes de demain ! Les jardins partagés sont faits pour vous !

Chad AKOUM

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